Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques

Borréliose de Lyme et prévention des piqûres de tiques : où en est-on en France ? | Santé publique France

Sensibilisation sur la borréliose de Lyme et les autres maladies transmises par les tiques

La borréliose de Lyme est une maladie bactérienne transmise par les tiques porteuses. Sa présence tend à s'étendre sur tout le territoire national, y compris en montagne. Elle reste trop souvent sous-diagnostiquée car ses symptômes sont variables, parfois tardifs, et peuvent devenir invalidants.

La prévention et la réaction rapide après une piqûre sont aujourd'hui les moyens les plus efficaces pour réduire les risques.

Comment se prémunir des piqûres de tiques ?

  1. porter des vêtements couvrants (manches longues, chaussures hautes, pantalon rentré dans les chaussettes) lors des activités en herbe haute, sous-bois ou pâturages ;

  2. privilégier des vêtements clairs pour repérer plus facilement les tiques ;

  3. utiliser un répulsif anti-tiques adapté sur la peau exposée et/ou les vêtements ;

  4. rester autant que possible sur les sentiers et éviter de s'asseoir directement dans l'herbe ;

  5. s'inspecter minutieusement le corps après chaque sortie (plis, cuir chevelu, derrière les genoux, aisselles) ;

  6. examiner aussi les enfants et les animaux de compagnie ;

  7. prendre une douche dans les heures suivant l'exposition, ce qui facilite la détection.

Que faire immédiatement après une piqûre suspecte ?

  1. retirer la tique le plus tôt possible avec un tire-tique (sans éther, alcool ou huile) ;

  2. désinfecter soigneusement la zone après le retrait ;

  3. noter la date, le lieu de la piqûre et, si possible, prendre une photo ;

  4. surveiller la zone pendant au moins 4 à 6 semaines ;

  5. consulter un professionnel de santé même sans rougeur qui s'étend, et en cas de symptômes inhabituels (fatigue, fièvre, douleurs, maux de tête) ;

  6. ne pas attendre l'apparition de symptômes graves pour demander un avis médical.

Que faire si la piqûre est constatée tardivement ?

  1. consulter un médecin même en l'absence de symptômes visibles ;

  2. signaler toute exposition passée en zone à tiques, même ancienne ;

  3. être attentif à des signes généraux parfois discrets (fatigue persistante, douleurs diffuses, troubles neurologiques ou articulaires) ;

  4. ne pas banaliser un érythème, même partiel ou atypique ;

  5. garder une trace écrite de l'évolution des symptômes dans le temps.

Une démarche au long cours

 

Le premier comité de pilotage du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques s'est tenu au ministère des Affaires sociales et de la Santé, présidé par le Directeur général de la Santé et en présence des agences sanitaires concernées, de la Haute autorité de santé (HAS), de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et des associations.

Cette première rencontre a été l'occasion pour l'ensemble des parties prenantes de constater l'avancée des travaux engagés depuis le lancement du plan le 29 septembre 2016 par Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé :

 Santé publique France a développé des actions visant à mieux estimer la réalité de l'incidence de la maladie de Lyme à travers différentes méthodes de surveillance, en s'appuyant notamment sur le réseau Sentinelles. Afin de sensibiliser la population aux mesures de prévention, un dépliant sera diffusé dès le mois de mars 2017. Un document spécifique sera élaboré en lien avec les professionnels exposés aux tiques.

 Afin d'affiner le diagnostic sur la maladie de Lyme, des formations seront organisées pour les médecins, en tirant les enseignements des études menées en Alsace et en Franche-Comté.

 L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié au 1er trimestre 2017 un rapport visant à mettre en avant la qualité des notices des tests diagnostiques. La poursuite des actions de surveillance sur le marché sera renforcée. Une nouvelle opération de contrôle national sera menée au second semestre 2017 auprès des laboratoires de biologie médicale.

 Après concertation avec les différentes parties prenantes, la Haute Autorité de Santé (HAS) publiera en juillet 2017 ses travaux relatifs au protocole national de diagnostic et de soins. La composition du groupe, les patients et professionnels concernés et les objectifs ont été présentés ce jour.

 L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a présenté les premiers résultats de l'étude sur l'efficacité des substances et produits répulsifs anti-tiques.

 Le Centre national d'expertise des vecteurs (CNEV) a présenté les avancées du dispositif de surveillance des tiques, comprenant un projet de développement d'une application mobile de signalement citoyen des piqures de tiques.

 L'INRA a présenté le projet « OHTICKS » sur la physiopathologie des maladies transmissibles par les tiques. Celui-ci vise à connaître l'ensemble des pathogènes transmis à l'homme par les tiques pour en faire le diagnostic.

Ce premier COPIL confirme la mobilisation du ministère des Affaires sociales et de la Santé et de l'ensemble des acteurs engagés pour répondre aux besoins de prise en charge des malades, renforcer les outils d'information et développer la recherche sur cette maladie.

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plan_lyme_180117.pdf

Emission "Le Magasine de la santé"